Refus caractérisé de fournir un service à une association LGBT de danse : pourquoi l’homosexualité fait-elle toujours peur ?

COMMUNIQUE DE PRESSE DU LUNDI 26 AVRIL 2010

Les Gais Musettes, club de danse parisien pour les « lesbiennes, gais, bi et trans », s’est vu refuser un stage de danse en raison de l’orientation sexuelle supposée des participant-e-s de l’association. Le motif invoqué par l’association Cœur et Jardins - qui devait les accueillir dans leur domaine en Ardèche - est très explicite : « l’homosexualité ne correspond pas aux énergies et à l’éthique que nous développons, sur notre lieu, pour nous même, notre entourage, et nos enfants. »

Tentant de rattraper sa maladresse, l’association Coeur et Jardins a estimé avoir voulu « protéger le lieu, l’image de l’association, et nos enfants vivant sur place des éventuelles dérives sexuelles qu’une telle réunion pouvait laisser supposer ». Aujourd’hui, en France on peut avoir une attitude homophobe en toute bonne foi.

Néanmoins l’Inter-LGBT rappelle que se voir refuser un accueil en raison de son orientation sexuelle (ou de son identité de genre) est une discrimination pénalement répréhensible. La réponse de Coeur et Jardins qui refuse explicitement de fournir un service pour des motifs liés à l’orientation sexuelle tombe en effet sous le coup de l’article 225-2 du Code pénal.

De tels actes ne sont pas isolés. Chaque année, les homosexuels subissent régulièrement des discriminations de tiers qui dans ces actes expriment tout à la fois leur perception de l’homosexualité et leur peur de l’altérité. C’est pourquoi, avec pour mot d’ordre, « Violences, discriminations : ASSEZ ! Liberté, égalité, partout et toujours », l’Inter-LGBT tient à apporter son soutien à l’association Les Gais Musettes.

Pour notre Inter-associative, ces comportements ne pourront être modifiés en profondeur qu’à la condition de réelles politiques de lutte contre les discriminations qui prennent en compte des mesures éducatives contre les préjugés.

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