L’ouverture du mariage en débat à l’Assemblée nationale : l’Inter-LGBT appelle chaque député à prendre ses responsabilités et à mettre fin à une discriminations entre les couples

Communiqué de presse du 18 mai 2011

L’Assemblée nationale a inscrit à l’ordre du jour de sa séance du 9 juin prochain une proposition de loi du groupe SRC*, visant à ouvrir le mariage aux couples de même sexe. Si plusieurs textes ont déjà été déposés par chacun des groupes de l’opposition, c’est la première fois que l’ouverture du mariage fera l’objet d’un débat en séance.

Avec l’adoption du pacs en 1999, la France comptait parmi les pays les plus avancés pour les droits des personnes LGBT. Aujourd’hui en 2011, en réservant le mariage aux couples hétérosexuels, la France fait mentir sa devise républicaine. A l’inverse, l’Afrique du sud, l’Argentine, la Belgique, le Canada, l’Espagne, le Luxembourg, Mexico, la Norvège, le Portugal, les Pays-Bas, la Suède et plusieurs états américains ont montré l’exemple en ouvrant le mariage aux couples de même sexe.

A trois semaines de la Marche des Fiertés LGBT de Paris dont le mot d’ordre est « Pour l’égalité : en 2011 je marche, en 2012 je vote » les associations seront plus qu’attentives à la teneur des débats au sein de l’hémicycle et au vote de chacun des députés. L’Inter-LGBT sollicite dès aujourd’hui l’ensemble des députés, de chacun des groupes parlementaires, afin de connaître leur position vis-à-vis de cette proposition de loi.

Ne pas attendre 2012, sortir de la posture idéologique

S’en remettre seulement à 2012 serait, à notre sens, une erreur. L’opposition répond par cette proposition de loi à une revendication historique du mouvement LGBT. Alors que l’opinion publique française y est favorable*, il est temps pour la majorité politique de prendre pleinement ses responsabilités et de sortir de ses carcans idéologiques en votant en faveur de cette proposition de loi.

D’autre part, l’Inter-LGBT rappelle que la revendication de l’ouverture du mariage ne constitue pas l’alpha et l’oméga des revendications des LGBT en matière d’égalité des droits. La question de la reconnaissance des familles homoparentales reste un chantier tout aussi important à ouvrir.

Plusieurs propositions de loi ont été déposées en ce sens** sans avoir pu être présentées en séance. L’Inter-LGBT souhaite nettement que la question des parentalités puisse être abordée avant la fin de la législature.

(*) PPL du groupe SRC
(**) la dernière en date

Dans la même rubrique